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histoire des églises et chapelles de lyon

canonisation par Léon XIII ; 3° quatre frères brancardiers soignent un blessé ; 4° une assemblée composée de : Mgr Coullié, MM. Vindry et Nitellon, anciens curés de la Rédemption et trois membres du comité des écoles libres. La verrière de gauche a trait à la vie de saint Vincent de Paul : 1° il assiste au Conseil de conscience présidé par la reine ; 2° il donne la règle aux religieuses ; 3° les sœurs Saint-Vincent de Paul soignent un blessé et apprennent à lire aux enfants ; 4° les religieuses et les dames de Charité visitent un vieillard.

À gauche de la chapelle centrale, s’ouvre celle Saint-Joseph. L’autel est de marbre blanc, avec bas-relief : la Mort de saint Joseph. Au-dessus, une statue du saint, de grandeur naturelle, en marbre blanc, exécutée par E. Brulat en 1901, sur le dessin de M. de Saint-Pulgent, chanoine de Lyon. Cette chapelle est éclairée par trois vitraux, dont le premier représente la vie de Joseph, le patriarche de l’Ancien Testament : 1° il nourrit les Égyptiens ; 2° il est reconnu par ses frères ; 3° il épouse la fille du Pharaon : 4° le patriarche sur son lit de mort bénit ses deux enfants. Le vitrail du milieu rappelle la vie de saint Joseph : 1° son Mariage ; 2° la Naissance de l’Enfant-Jésus ; 3° l’Atelier de Nazareth ; 4° Mort de saint Joseph. La troisième verrière énumère les titres du grand saint : 1° patron de la bonne mort ; 2° protecteur des familles ; 3° patron de l’Église universelle ; 4° Léon XIII institue la fête de la Sainte-Famille.

Le transept de droite ne renferme pas de chapelle, celui de gauche contient les orgues sur une élégante tribune soutenue par deux piliers reliés par des ogives. Ces orgues de Merklin comptèrent d’abord trente-huit jeux, Michel les amena à cinquante-deux ; elles furent bénites, en 1899, par Mgr Déchelette.

En descendant la nef de droite, on rencontre plusieurs chapelles dont voici la description. Chapelle de la Sainte-Vierge. L’autel est décoré d’un bas-relief : Jésus au tombeau, et surmonté d’un grand retable orné de plusieurs bas-reliefs rappelant des scènes de la vie de la Vierge : son Mariage, l’Annonciation, la Visitation, la Naissance, la Présentation au temple. Au milieu de ces sculptures se trouve une belle statue de la Mère de Dieu, œuvre du sculpteur lyonnais Fabisch. La chapelle est éclairée par deux vitraux, œuvre de Georges-Claudius Lavergne, de Paris ; chacun se compose de quatre sujets. La première verrière représente : 1° la Sainte Famille au désert ; 2° la Sainte Famille au travail ; 3° l’Assomption de la Vierge ; 4° son Couronnement. Dans le deuxième se voient les scènes suivantes : 1° sainte Anne montre le ciel à Marie, Joachim joue de la harpe et les anges sont en contemplation ; 2° l’Adoration des bergers ; au loin, les mages guidés par l’étoile ; 3° l’Apparition de Jésus à sa Mère ; 4° la mort de la Sainte-Vierge. La deuxième chapelle n’a pas d’autel, mais seulement une statue de Notre-Dame Toute-Miséricordieuse de Pellevoisin. Le vitrail a été exécuté par M. Bégule, comme d’ailleurs presque tous les vitraux de l’église ; celui-ci date de 1896 et a été fait en mémoire de Mlle Jeanne D. ; il représente : 1° Jeanne d’Arc écoutant les voix ; 2° Jeanne d’Arc à Orléans ; 3° le Sacre de Charles VII ; 4° Jeanne sur le bûcher. Enfin la troisième chapelle est celle des morts : son petit autel provisoire, de bois peint, est surmonté d’un beau crucifix grandeur naturelle. Deux vitraux éclairent cette chapelle, et représentent, l’un :