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XV
INTRODUCTION

mier groupe ; Saint-Vincent, Notre-Dame de la Platière, Saint-Pierre-les-Nonnains, Saint-Nizier, Saint-Michel d’Ainay, Notre-Dame de la Guillotière, le second. La majorité d’entre elles, unie à des chapitres collégiaux ou à des ordres monastiques, confond sa fortune avec celle des institutions dans lesquelles elles sont englobées ; il en est ainsi pour Saint-Irénée, Saint-Just, Fourvière, créé en 1192 par Jean de Bellesme, Saint-Paul et Saint-Nizier qui dépendent de leur chapitre ; Sainte-Croix porte le titre, et a ses deux custodes ; mais les chanoines-comtes y gouvernent à peu près en maîtres ; c’est le sanctuaire abandonné au peuple, tandis que la Primatiale est exclusivement réservée aux cérémonies capitulaires et pontificales ; la Platière fut concédée aux chanoines de Saint-Ruf par les archevêques Jubin et Hugues de Bourgogne. Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem étendaient leur patronage sur Saint-Georges, quoiqu’il ait précédé leur commanderie ; Saint- Vincent est désigné dans le dénombrement du domaine ecclésiastique, sous Burchard II, en 945 ; pour Saint-Michel, que Camille de Neuville transféra à Ainay, dont il était abbé, il remonte plus loin encore, car tout donne à soupçonner que le curé avait pris la succession des moniales, voilées par la reine Carétène, sous Gondebaud et Clovis.

Le culte s’exerçait simultanément dans des chapelles situées un peu partout où il plaisait à la dévotion privée de les entretenir : citons sans ordre, sinon peut-être pas sans omissions : Saint-Genis, dans le voisinage de Saint-Paul,


    siarum collegialium et parochiarum Lugdunensium ; l’Index X : Institutiones Ecclesiarum regularium et conventualium virorum ; l’Index XI : Institutiones monasteriorum virginum.
    Isaac Lefebvre. Nombre des Églises qui sont dans l’enclos et dépendances de la ville de Lyon avec une exacte recherche du temps et par qui elles ont été fondées. Lyon, 1627, in-12.
    Antoine Bougerol. Le triomphe de la manne céleste sur les autels de toutes les églises de la noble et auguste ville de Lyon. Lyon, 1665, in-12.
    André Clapasson, sous le pseudonyme de Rivière de Brinais. Description de la ville de Lyon avec des recherches sur les hommes célèbres qu’elle a produits. Lyon, 1761, in-12.
    L’ Almanach de la Ville de Lyon pour l’année 1755 contient une notice générale sur l’état ecclésiastique de la ville et du diocèse, qu’apprécient les gens compétents. Il est reproduit, du reste, avec quelques variantes dans les années suivantes. Encore, l’Almanach spirituel ou reliquaire sacré de 1733.
    Dr Ozanam. Mémoire statistique, etc., avec une notice des monuments, tableaux, statues, bas-reliefs et autres emblèmes. Lyon, 1829, in-8.
    Le chevalier Joseph Bard. Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon. Lyon, 1842, in-8.
    Pour finir, voici deux ouvrages dont l’éloge n’est plus à faire :
    Lyon ancien et moderne, par les collaborateurs de la Revue du Lyonnais, sous la direction de Léon Boitel. Lyon, 1843, 2 vol. in-8.
    Les anciens Couvents de Lyon, par M. le chanoine Ad. Vachet. Lyon, 1895, in-4.