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XVIII
HISTOIRE DES ÉGLISES ET CHAPELLES DE LYON

pour laquelle saint Sacerdoce, présidant au concile d’Orléans de 549, proposa que l’administration des biens et des oblations soit déclarée indépendante de la mense épiscopale ; la Contracterie Saint-André, riveraine de la Saône, un peu en amont du Temple ; la Léproserie de Outre-Rhône, à Béchevelin ; Guinand, inscrit pour un legs dans un testament de 1225 ; les Deux-Amants ; Saint-Just, à la porte de Trion ; Saint-Michel, à cent mètres de Saint-Irénée ; Saint-Jean, près de l’entrée de la ville, au confluent ; les veuves de la rue Mercière rentées par Dodieu et sa sœur Isabelle ; Saint-Laurent des Vignes, à Choulans, acquis en 1475 par Jacques Caille du prieur de Saint-Irénée, agrandi par la famille de Gadagne ; Sainte-Catherine, orphelinat et atelier de jeunes filles, au-delà des Fossés de La Lanterne. Le grand Hôtel-Dieu, Notre-Dame-de-Pitié du pont du Rhône, l’Aumône générale de la Charité subsistent tels que les largesses de leurs administrateurs et de leurs bienfaiteurs les ont élevés. Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I 0036.jpg

Du côté des religieux et des religieuses ; moines mendiants ; clercs à vœux simples ou solennels ; congrégations destinées à l’enseignement, au service des pauvres ou à la contemplation, le champ de nos collaborateurs a été au moins aussi étendu que les parties dont nous venons de tenter l’exploration. Peu de villes de France ont été plus accueillantes que la population lyonnaise au zèle qui se proposait de la convertir ou à la pénitence dont les expiations et les mérites servaient à couvrir ses péchés. Mais afin de m’enfermer dans les plus étroites bornes du strict nécessaire, pour chacune de ces maisons régulières, je ne mettrai ici qu’une sèche mention, une date et un nom, et ils suffiront largement, je me l’imagine, à piquer la curiosité et à ne pas laisser un doute sur l’importance historique des sujets abordés.

ve siècle, l’abbaye d’Ainay, promptement sujette à la règle de saint Benoît : le pape Pascal II consacra, le 29 janvier 1107, l’église toujours debout.

viie siècle (630-659), l’abbaye de Saint-Pierre, sous l’épiscopat de saint Ennemond, dont les deux sœurs furent parmi les premières religieuses.

xiie siècle, fin ; les chevaliers du Temple; peu après, les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou de Malte : ils s’installèrent à Saint-Georges, et, sous le commandeur Humbert de Beauvoir, en 1498, par d’importantes réparations, ils transformèrent la Commanderie, qui fut chef-lieu de la langue d’Auvergne.