Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/355

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saint-eucher

monté de la statue de la Mère de Dieu et éclairé d’un vitrail représentant l’apparition de Notre-Dame à saint Bernard. En descendant la basse-nef on trouve une suite de chapelles dont voici l’énumération : 1° Chapelle Sainte -Madeleine. Au-dessus de l’autel de pierre se trouve la statue de la sainte tenant une urne de parfums ; sur le vitrail on a représenté saint Frédéric et saint Ferdinand, en souvenir de la famille Willermoz ; enfin, contre le mur, on vénère une statuette de saint Antoine de Padoue. 2° Chapelle Notre-Dame de Pitié, ornée d’une Pietà, éclairée d’un vitrail sur lequel deux anges de la Passion tiennent la couronne d’épines et le voile de Véronique. 3° Chapelle Sainte-Anne avec statuette de la sainte tenant par la main la Vierge enfant ; le vitrail représente saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Évangéliste. 4° Chapelle Sainte-Philomène avec verrière où se trouvent sainte Cécile et sainte Catherine. 5° Chapelle Saint-François d’Assise : au-dessus d’un autel de bois, statue du patriarche d’Assise dans l’attitude de la prière.

À gauche du chœur s’ouvre la chapelle du Sacré-Cœur. Le vitrail qui l’éclairé représente Jésus bénissant les ouvriers, les malades, les enfants. À la suite, dans la petite nef : 1° Chapelle Saint-Joseph ; sur le vitrail on a peint les deux Joseph : le patriarche fils de Jacob et l’époux de la Vierge Marie. 2° Chapelle Saint-Pierre : l’autel est décoré d’un bas-relief avec clefs et tiare ; la verrière n’existe pas encore. 3° Chapelle des anges. Sur le devant de l’autel un bas-relief représente les trois archanges : Michel terrassant le démon, Gabriel tenant le rouleau de l’Annonciation, Raphaël avec le poisson qui guérit Tobie ; au-dessous on a placé une statue de l’ange gardien. 4° Chapelle Saint-François de Sales, 5° Chapelle Sainte-Thérèse, contenant les fonts baptismaux. 6° Chapelle du bienheureux curé d’Ars, avec autel en bois, inachevé.

SAINT-EUCHER

La Croix-Rousse tire, on le sait, son nom d’une croix rouge plantée, au xvie siècle, au carrefour de la montée de la Boucle et de la grande roule qui allait de la porte Saint-Sébastien, par Montluel, vers la Suisse et la Champagne. Elle fut plusieurs fois abattue et restaurée. Quant on la détruisit, en dernier lieu, elle occupait le centre de la place. Des auberges pour les rouliers s’étaient autrefois groupés tout autour : telle fut la première population de ce quartier. En 1624, les Augustins-Déchaussés s’établirent sur le plateau même, où ils furent chargés du service religieux relevant au spirituel des trois paroisses du bas de la colline : Saint-Vincent, Notre-Dame de la Platière et Saint-Pierre-Saint-Saturnin.

Après le Concordat, l’ancienne chapelle Augustine fut convertie, sous le nom de Saint-Denis, en église curiale du faubourg considérablement accru, et on lui attribua tout l’espace compris au delà des remparts, entre le Rhône et la Saône, jusqu’aux confins de Cuire et de Caluire, c’est-à-dire l’étendue de toute une ville. Au demeurant, la Croix-Rousse portait dès lors ce titre, et commençait à montrer l’activité industrielle qui devait donner