Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/397

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lazaristes

en particulier par rapport à l’augmentation du nombre des missionnaires. La congrégation de la Mission de Lyon, ayant un revenu de 1.000 livres par sa fondation, sera obligée de fournir deux missionnaires sur cette somme, et, de plus, trois autres, en conséquence de la présente union, « même un quatrième lorsque le revenu de tous les biens cédés se trouvera monter à 1.600 livres, et un cinquième, outre et par dessus les deux premiers, lorsque le supérieur aura conféré le prieuré fondé par Jean Valoux », prieuré uni à la Mission le 19 mai 1686 ; « ce qui fera en tout sept prêtres missionnaires ».

Les Lazaristes ne cessèrent de prospérer à Lyon, et, avec le temps, il fallut songer à agrandir la modeste chapelle du début et même bâtir grand : c’est ce qu’on fit au xviiie siècle. Là encore les archives fournissent de précieux renseignements.

En 1763, une convention fut passée entre Jean-Baptiste Casson, Antoine Margant, Pierre-Joseph Prost, Anthelme Mognet, tous quatre de la paroisse de Villebois en Bugey, et Gabriel Mercier, prêtre, procureur de la Mission ; les premiers s’engageaient à fournir et à rendre sur les ports des Cordeliers ou des trailles du Rhône à Lyon la pierre de taille de choin brute, conformément aux mesures qui leur avaient été données. En 1769, un autre traité fut passé entre François Daudet, procureur de la Mission, et Maurice Benoît, de la paroisse de Bassy en Savoie. Ce dernier promit de fournir et de conduire au port de Lyon, la pierre blanche de la meilleure qualité, provenant des anciennes carrières de Sainte-Foy en Savoie ; les pierres « seront sans clous, sans veines terreuses, équaries et d’égale épaisseur de partout, propres à tailler, et seront reconnues aux us et coutumes de Lyon. » En 1768, on continua la construction de l’église. On éprouva des difficultés avec les marchands de pierre de Villebois, à cause du retard apporté à la livraison des pierres de choin. Les difficultés aplanies, on creusa les fondations du mur de façade de l’église jusqu’à la recoupe.

Un document inédit, la toisée des ouvrages en maçonnerie, fait connaître les dimensions diverses de l’église, renseignements d’autant plus intéressants qu’ils sont très précis. Longueur du mur de l’église jusqu’au pilastre du sanctuaire 64 pieds ; mur du sanctuaire depuis le pilastre 21 pieds ; mur du fond du sanctuaire en face du côté d’occident 22 pieds ; mur de face de la sacristie et des chapelles côté du midi 62 pieds ; mur de façade des chapelles côté du midi formant arrière-corps sur la face côté d’orient 14 pieds ; mur de refend suivant tirant côté d’occident 12 pieds ; mur de refend séparant la sacristie 12 pieds ; arc dans la sacristie, longueur en circonférence, 16 pieds ; dosseret au-dessus pour la tribune, o pieds ; dosseret au-dessus du mur de la sacristie, 2 pieds ; mur de la sacristie, côté d’occident, li pieds ; hauteur à la recoupe et fondation, 21 pieds ; partie au-dessus, hauteur 9 pieds ; mur de façade au-dessus du portail, formant avant-corps, côté d’orient, longueur 33 pieds, hauteur 6 pieds ; arc au mur de face dans l’angle côté septentrion, longueur en circonférence 33 pieds ; mur de façade des chapelles du côté septentrion, 62 pieds ; mur de façade de la sacristie, côté d’occident, 14 pieds : arc dans la sacristie, longueur en circonférence, 16 pieds ; mur de refend des chapelles, côté d’occident, 12 pieds ; autre mur de refend suivant côté d’orient, 12 pieds ; mur de façade des chapelles faisant arrière-corps sur la façade côté d’orient, 14 pieds. À