Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I.djvu/413

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chapelle de balmont

le carrelage, les murs, les vitres, le couvert, l’autel qui est proprement orné, le tableau dudit autel représentant le mistère de l’Assomption de la très sainte Vierge et qui est très décent, sont en bon état. Après quoy, ayant examiné le calice qui est d’argent, et a la coupe dorée en dedans ainsy que la patène, comme aussy la pierre sacrée, les nappes, chasubles, missels, aubes, ceintures, linges et autres ornemens nécessaires pour la célébration du saint sacrifice de la messe, nous avons trouvé le tout en très bon ordre, et dans toutte la décence requise et convenable. Dont et du tout nous avons dressé notre présent procès-verbal que nous certifions véritable. Et en foy de quoy, nous avons signé ledit jour 21e avril 1738. (Signé :) Le Gras, curé de Limonest-au-Mont-d’Or. »

On remarquera que le domaine appartenait à ce moment-là à la famille Balmont, qui a sans doute, à cette époque, donné son nom à la montée. Cette visite avait été faite à la demande même de Louis Balmont. À la suite de cette enquête, l’archevêque rendit la sentence suivante :

« Charles-François de Chateauneuf de Rochebonne par la miséricorde de Dieu et l’autorité de Saint-Siège apostolique, archevêque et comte de Lyon, primat de France, pair de France. Vue la requête à nous présentée par sieur Louis Balmont, bourgeois de Lyon, par laquelle il nous exposeroit que de son domaine situé à la montée de Balmont, parroisse de Vaize, dépend une chapelle domestique fort ornée et canoniquement construite, et comme l’éloignement de l’église parroissiale est fort considérable, que les chemins en sont impraticables en tems de pluye, que le supliant est déjà fort avancé en âge, et par conséquent plus exposé par ce motif à manquer au service divin les fêtes et dimanches ; il nous suplioit vouloir rétablir ladite chapelle interdite par notre mandement général du 1er septembre 1736, faisant offre d’y faire dire douze messes par le sieur curé du lieu toutes les années et d’en justifier, vue notre ordonnance du 21 février de la présente année, qui commet Monsieur Hugues-François Le Gras, prêtre curé de Limonest, pour examiner la décence, la régularité, la nécessité de ladite chapelle, son éloignement de l’église parroissiale et autres églises ; le procès-verbal de Monsieur Legras, 21e du passé, par lequel il conste que ladite chapelle est entièrement séparée de tous bàtimens, très proprement ornée et dans la décence requise, éloignée considérablement de l’église parroissiale et de demy lieue des autres églises, avec une montée très rapide, incommode et difficile surtout pour les personnes âgées. Le tout examiné et considéré, nous, archevêque et comte de Lyon susdit, avons permis et permettons au supliant de faire célébrer le sacrifice de la messe dans la chapelle domestique de son domaine, situé à la montée de Balmont, parroisse de Vaize, exceptés les jours réservez, et en se conformant à nos intentions exprimées dans notre mandement du 1er septembre 1736, spécialement à ce que les douze messes que nous aurions désiré être fondées y soient néanmoins acquittées, une chaque mois et un jour ouvrable par les sieurs curé ou vicaires du lieu, sous la rétribution de vingt sols chacune dont justifiera chaque année le supliant au secrétariat de notre archevêché par quittance dudit sieur curé, à défaut de quoi ladite chapelle sera et demeurera interdite par le seul fait jusqu’à ce qu’il en soit par nous autrement ordonné ; sauf et sans préjudice des droits et devoirs parroissiaux et à condition que ladite chapelle res-