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la primatiale et ses annexes

du transept deux autels dédiés à saint Ignace et à sainte Apollonie. Dans le transept encore deux tableaux s’offrent aux regards : ces toiles et la plupart de celles que nous rencontrerons sont des dons du cardinal Fesch. Mais, faute de connaître la provenance antérieure des unes et des autres, il est difficile de les attribuer avec certitude à tel ou tel maître. Toutefois, la Descente du Saint-Esprit qui orne la paroi occidentale offre une parenté évidente avec les deux toiles de Jouvenet que possède notre musée ; d’ailleurs elle est signée de Jean de Restout, neveu de Jouvenet, lequel, sans doute, l’a terminée Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I 0053.jpg après la mort de son oncle. L’autre, le Mariage de sainte Catherine , pour lequel on a prononcé le nom de Rubens, appartiendrait plutôt à Coippel ou à quelque Flamand de la fin du xviie siècle.

Contiguë à la petite porte qui conduit dans la cour de l’archevêché, se trouve la chapelle Saint-Raphaël, édifiée par le doyen Claude de Feugères, en 1494. Elle avait été transformée en magasin pour les chaises, mais elle a, depuis peu, été restaurée et rendue au culte. À la suite, la chapelle du Saint-Sépulcre, maintenant Sainl-Vincent-de-Paul, fondée par l’archevêque Philippe de Thurey en 1401, comprend deux travées. Dans l’origine s’ouvrait, au-dessus de l’autel, une élégante fenêtre qui s’est trouvée aveuglée quand on a construit la chapelle Saint-Raphaël ; il reste deux grandes baies, dont les rinceaux supérieurs sont encore garnis d’anciens vitraux, figurant des anges musiciens. Les panneaux du bas, une Piétà et l’Invention de la Sainte-Croix, sont de Maréchal, ainsi que celles de la chapelle voisine : saint Bonaventure, saint Louis, sa sœur sainte Isabelle et saint Thomas de Cantorbéry. Ce sont de « beaux tableaux », mais les verriers de la première moitié du xixe siècle ont complètement méconnu le caractère du vitrail qui doit emprunter ses effets à l’accent des lignes et à la franchise des couleurs juxtaposées ; un vitrail est une mosaïque transparente et non un tableau. Dans la chapelle Saint-Vincent-de-Paul est conservé le cœur du saint qui fut curé de Châtillon-les-Dombes, paroisse de l’ancienne juridiction du diocèse de Lyon.

La chapelle du Saint-Sacrement, plus ordinairement appelée chapelle des Bourbons, est un précieux spécimen de l’art à la fin du xve siècle. Elle eut pour fondateur l’archevêque Charles de Bourbon qui y fut inhumé et dont la statue, agenouillée, se