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la primatiale et ses annexes

cellule a été réunie à l’ancienne chapelle Saint-Michel, aujourd’hui du Sacré-Cœur, fondée par le custode Jean de Grolée en 1448. Ce que l’art moderne a fait de ce sanctuaire n’est point à l’honneur de notre temps. La chapelle voisine, dite de l’Annonciade, a été construite, en 1496, par le custode Pierre de Semur ; ses armes se voient au centre du retable qui orne la paroi orientale et qui couronnait l’autel. Ce retable est un curieux ouvrage à trois compartiments Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome I 0055.jpg où se mêlent l’ornementation ogivale dans la partie inférieure et les formes de la Renaissance dans le haut. Cette chapelle, qui donne accès à la montée du clocher, est restée longtemps dans un état complet d’abandon. Elle vient d’être affectée au culte du curé d’Ars, le bienheureux Jean-Marie-Baptiste Vianney.

Nous voici dans le transept nord , où s’élevait un autel à saint Thomas : il existait au commencement du xve siècle et avait été restauré, en 1443, par le sacristain Henri de Sacconay. C’est là qu’est placée l’horloge fameuse qui, à elle seule, a plus fait pour le renom de Saint-Jean que tout le reste de l’édifice et lui attire plus de curieux que de dévots. Les abbayes et collégiales ont eu, de toute ancienneté, des horloges intérieures pour marquer l’heure et la durée des offices : c’étaient, à l’origine, de simples clepsydres. L’ancienne cathédrale Saint-Étienne en possédait une, don du roi Gondehaud, construite par Boèce, le ministre du roi visigoth Théodoric. On ignore quand Saint-Jean reçut, en son état premier, l’horloge qui existe à présent : il est certain qu’elle fut, d’abord, de moindre importance. Détériorée comme tant d’autres objets d’art, par les soldats du baron des Adrets, elle fut, en 159S, restaurée et complétée d’automates dans le goût du temps, par Hugues Levet, horloger lyonnais, et Nicolas Lupe ou Lippius, de Bâle. Un des cadrans faisait fonction