Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/113

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saint martin d’ainay

« La chapelle Sainte-Blandine est une construction de dimensions restreintes de sept mètres de long sur neuf de large, extérieurement. Elle se com2)ose d’une seule nef voûtée dont les murs n’ont pour toute décoration que d’étroites et hautes arcades appliquées. Le sanctuaire, élevé de soixante-dix centimètres au-dessus de la nef, se termine par une abside carrée intérieurement et extérieurement, mais formant néanmoins à l’intérieur une demi-coupole reposant sur trois arcs soutenus par huit colonnettes, dont quatre sont accouplées deux à deux. L’arc triomphal repose lui-même sur deux colonnes. Cette partie de l’édifice n’est éclairée que par une seule fenêtre, mais, au-dessus, le mur de la nef est percé d’un oculus et de deux fenêtres ; deux autres sont ouvertes dans le flanc méridional de la nef. Celles qui ont dû exister sur le côté septentrional sont masquées par l’église du xie siècle. Dans l’intérieur, à remarquer les dix colonnes à chapiteaux ornementés de feuillages et entrelacs

Chapelle Sainte-Blandine (xeou xie siècle).

« Au-dessous, une crypte rectangulaire, voûtée en berceau, supportée aux quatre angles par des pilastres dont les chapiteaux sont représentés par des billettes. En face de la porte d’entrée, un oculus ; à droite et à gauche, deux ouvertures carrées donnant sur deux petits réduits. » Les baies de la chapelle sont ornées de vitraux représentant, l’un, sainte Blandine, l’autre une colombe avec palmier. À gauche de l’autel, un petit monument contient le cœur de M. Dutel, curé d’Ainay, de 1868 à 1887.

Du même côté, et s’étendant parallèlement à la nef, s’ouvre la chapelle de la Vierge, construite au xixe siècle. Elle est séparée de Sainte-Blandine, par un couloir qui fait communiquer la grande église à la sacristie, et de la nef de l’église par de grandes arcades. L’autel, de marbre blanc, est une œuvre de Fabisch. Il est orné d’un bas-relief représentant le couronnement de la Vierge.

On a placé au-dessus de l’autel une belle statue, due au ciseau de Bonnassieux, représentant la Vierge immaculée. La chapelle, insuffisamment éclairée, ne permet pas d’apprécier cette œuvre remarquable, ce dont l’artiste se plaignait au moment de la mise en place. Le 1er mai 1851, la statue de la Vierge fut bénite, et le 8 décembre de la même année, l’autel consacré par Mgr de Bonald. La chapelle se termine au bas par une petite salle quadrangulaire, dans laquelle on remarque un confessionnal monumental en bois de noyer, dû aux artistes Tivi et Botton, et commandé, en 1853, par M. Boue, curé d’Ainay ; sur une face latérale, est scellé dans le mur, un petit édicule en marbre blanc, contenant le cœur de ce pasteur, monument exécuté, en 1869, par l’artiste lyonnais Fabisch :