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histoire des églises et chapelles de lyon

dateurs : sur la pierre sont gravées les inscriptions suivantes : « Ici reposent les fondateurs de la Cité de l’Enfant-Jésus, Camille Rambaud, né à Ljon le 17 mars 1822, ordonné prêtre le 25 mai 1861, décédé à la Cité le 13 février 1902. Paul Du Bourg, né à Lyon le 25 juin 1827, ordonné prêtre le 21 mai 1864, décédé à la Cité le 2 janvier 1898. In morte quoque non sunt divisi. »

La basse nef de gauche est éclairée par les vitraux de la Flagellation et de la Visitation.

Le transept de droite contient un autel dédié à saint Benoît-Joseph Labre, surmonté d’un portrait du célèbre mendiant, vis-à-vis se trouve une autre peinture représentant ce même saint partageant son repas avec les pauvres. Une statue du Sacré-Cœur complète la décoration de ce transept éclairé par le vitrail de saint François d’Assise et de sainte Claire. Le transept de gauche renferme un autel dédié à sainte Anne et les statues de l’Ecce Homo et de saint Antoine de Padoue ; il est éclairé par le vitrail de sainte Élisabeth et de saint Louis, roi de France.

Au fond de l’église, se trouve une vaste tribune, au-dessus de laquelle est un vitrail décoré de l’image des trois archanges : saint Michel, portant le glaive, saint Gabriel, le lis de l’Annonciation, et saint Raphaël, le bâton de voyageur.

Au-dessus de la tribune s’élève un élégant clocher surmonté d’une flèche élancée, une des plus élevées de Lyon ; elle est l’œuvre de M. Gaillard, architecte. Sur la façade de l’église on a récemment placé une belle œuvre de M. Vermare, le buste de M. Rambaud, aveugle, mais reflétant sur son visage la joie surnaturelle dont il jouissait à l’intérieur.

SAINT-CAMILLE DE L’INDUSTRIE

À la notice sur la chapelle de la Cité-Rambaud se rattache tout naturellement l’histoire de ses deux filles : la Cité Lafayette et la Cité de l’Industrie. La première fut fondée par le vénérable prêtre, en 1879, chemin Saint-Antoine, sur la paroisse de Villeurbanne, avec les ressources fournies, comme on l’a dit, en majeure partie, par le grand industriel M. Renard. Elle comprend une maison occupée par dix ménages de vieillards, des salles où sont reçus les enfants du quartier, enfin une gracieuse chapelle, assez fréquentée le jeudi et le dimanche.

La cité de l’Industrie fut établie, en 1880, sur un plan beaucoup plus vaste ; le principal bienfaiteur en fut M. François Gillet père. L’établissement comporte une maison où logent soixante-dix vieillards ; des salles pour les œuvres, enfin la chapelle. Celle-ci a été l’an dernier érigée par Mgr Coullié en église paroissiale sous le vocable de Saint-Camille, patron du digne fondateur, et confiée par lui au zèle éclairé de M. Giraud, ancien chapelain de la Primatiale. L’église ne comporte qu’une seule nef, mais d’une largeur de onze mètres et sans colonnes, ce qui fait un vaisseau capable de contenir une assemblée fort nombreuse. Le maître-autel dédié à Notre-Dame de Rochecardon — il eût été plus