Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/219

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champagneux et saint-jean-de-dieu

tenant près de quarante lits, occupent les emplacements les plus favorables, au centre de l’établissement. » Ces lignes datent de cinquante ans ; depuis cette époque les bâtiments ont été accrus et le nombre des aliénés a considérablement augmenté. La chapelle primitive qui occupait le centre des constructions, fut d’abord un modeste oratoire. Elle avait la forme d’une croix grecque avec coupole centrale : elle fut construite en 1838, sur les plans et sous la direction de Pierre Bernard architecte, dans ce style classique de l’époque et en harmonie avec la façade de l’établissement, dont elle fait partie. Il est juste de rendre ici hommage à ce digne architecte qui a tracé le plan de nombreuses églises du diocèse de Lyon : Affoux, Champagne, Chazay d’Azergues, Chasselay, Caluire, Dardilly-le-Bas, Saint-Claude, Donmartin, Limonest, Poleymieux, Quincié, Saint-Cyr au Mont-d’Or, Saint-Didier au Mont-d’Or et Vaugneray.

Chapelle Saint-Jean-de-Dieu.

La façade de l’église, qui n’a pas été modifiée, fut ornée d’un bas-relief, par Bonnaire, sculpteur, représentant saint Jean de Dieu soignant un malade ; dans les niches, à droite et à gauche, les statues des saints Pierre et Paul, aussi par Bonnaire. À signaler, dans l’intérieur, les peintures des quatre pendentifs de la coupole, signées Bonirote, représentant les quatre évangélistes avec leurs attributs. La façade, à l’ouest, était surmontée du clocher. Par suite d’un agrandissement devenu nécessaire, le clocher et la façade ouest ont été démolis en 1898, pour permettre le prolongement d’un des bras de la croix grecque, afin d’en faire une vaste nef transformant le plan en croix latine.