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histoire des églises et chapelles de lyon

réunion de dames charitables qui devinrent les premiers membres de l’association connue sous le nom de Saint-Michel. Les ressources étaient trouvées et par là même le refuge fondé ; depuis il n’a fait que grandir et prospérer.

Chapelle du Refuge Saint-Michel.

L’année suivante, le cardinal Fesch qui affectionnait cette maison dont il se regardait, à bon droit, comme le fondateur, conseilla aux religieuses de faire l’acquisition de l’ancien couvent des Génovéfains situé sur la colline Saint-Irénée. En 1814, les réparations étaient terminées et les religieuses s’installaient dans cette nouvelle résidence qu’elles ont toujours occupée depuis. En dehors de l’orphelinat dont il a été parlé, se trouvent trois sections distinctes, la maison de Préservation, où les parents peuvent envoyer leurs enfants exposées aux séductions du monde, le refuge proprement dit, port de salut pour les naufragées de la vie ; enfin l’œuvre des Madeleines pour les pénitentes qui, après une longue probation, désirent finir leurs jours dans la pénitence et la vie religieuse.

Le couvent fut construit, vers 1750, pour les Génovéfains, par l’architecte Soufflot ; autrefois tout le haut était surmonté d’une terrasse avec balustrades de pierre, celles-ci furent démolies en 1811, sauf sur les pavillons, pour élever un étage de plus. La chapelle fut édifiée, en 1825, sur les plans de M. Loras, et bénite, ainsi que les chœurs intérieurs des religieuses et des Madeleines, le 10 avril 1829, par Mgr de Pins, administrateur apostolique du diocèse de Lyon. En 1859 et 1860, M. Pierre Bossan construisit le chœur des enfants. Il offre l’aspect d’une chapelle, prolonge l’église en droite ligne et forme avec elle une croix parfaite. Le chœur des religieuses occupe le bras droit et celui des Madeleines le bras gauche.

La chapelle extérieure n’a qu’une seule nef avec deux petits autels de chaque côté, l’un