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notre-dame de fourvière

annoncée, le 25 juin 1740 ; nous laissons la parole au rédacteur du procès-verbal officiel, pour la décrire ; il nous semble que la pièce gagnera à n’être point abrégée.

« Du vingt-cinquième juin mil sept cent quarante, messire Maximilien Jean Baptiste Carrier sacristin, Pierre Theve chantre, Pierre Gayot, Joseph Nayme, Claude Lambert, Ignace Cayer, Jean Josserand, Jean Durand, Gaspard Rousselot et Noël Verdile, tous chanoines composants le chapitre de l’église collégiale et paroissiale de Notre-Dame et Saint-Thomas de Fourvière de cette ville, lesquels ayant formé le dessein d’agrandir et augmenter leur église ont jette les fondations d’une nouvelle chapelle consacrée à la sainte Vierge et qui doit faire par les suittes l’un des bas côté au midy de la ditte église. Les diltes fondations ont été creusées à l’orient, de la profondeur de quarante-deux pieds sur cinq pieds et demy d’épaisseur et ving-cinq au midy sur la même épaisseur de cinq pieds et demy, et pour poser la première pierre de ce nouvel édifice, ont prié Messieurs du Consulat de laditte ville qui se sont transportés en corps audit lieu de Fourvière ce jourd’hui après la bénédiction faitte de laditte pierre avec les prières et cérémonies accoutumées par Monsieur Carrier, sacristain et chanoine de laditte église, député à cet effet par Monseigneur l’évêque d’Autun administrateur du temporel et spirituel de ce diocèse, le siège archiépiscopal présentement vacant, laditte pierre a été posée par messire Jacques Annibal Claret, chevalier seigneur de la Tourette, Flurieu, Éveux et autres lieux, conseiller du roy en ses conseils, président en la cour des monnoyes, lieutenant criminel en la sénéchaussée et siège présidial de Lyon, prevost des marchands de la ville de Lyon, et y commandant en l’absence de Monseigneur le duc de Villeroy, Antoine Marie Palerne et Sainte Marie, chevalier conseiller du roy, trésorier de France au bureau des finances de cette généralité, Claude Riverieux, écuyer, échevin, Marc Antoine Chappe avocat en parlement et ès-cours de Lyon échevin, Laurent Félix Mayœurre échevin, messire Étienne Prost de Grangeblanche fils, avocat et procureur général de la ville et communauté de Lyon, messire André Perrichon, chevalier de l’ordre du roy secrétaire de la ville et du commerce et Pierre Nicaulo écuyer receveur, composant le corps consulaire, avec une inscription sous copie imprimée et annexée au présent acte. L’original gravé sur une planche d’airin et enchâssé dans laditte pierre qui a été placée à la naissance du premier pilastre le plus près de la niche où doit être placée l’effigie de la Sainte Vierge lors de la perfection de laditte chapelle, dont et du tout ils ont fait le présent acte, auquel ils ont fait aposer le sceau des armes dudit chapitre, et ont ordonné qu’il sera enregistré tout au long à la suitte du premier chapitre qui se tiendra dans laditte église, et ensuitte fermé dans les archives pour servir d’instruction à leurs successeurs et à monsieur le sacristain. »

Ces magnifiques commencements ne furent pas suivis des lendemains qu’on espérait ; par manque de ressources, on fut obligé de suspendre les travaux, avant leur achèvement. On attendit, on patienta ; mais en vain ; le chantier demeurait vide et les murailles en l’air. Enfin, dans leur réunion du 19 juillet 1746, les membres de la confrérie s’émurent et avisèrent au moyen de continuer l’édifice. Ils acceptèrent la proposition, que leur soumit M. le sacristain, de quêter à tous les offices ; les courriers actuels et les anciens