Page:Martin - Histoire des églises et chapelles de Lyon, 1908, tome II.djvu/360

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
340
histoire des églises et chapelles de lyon

permission de Mgr de Bonald, archevêque de Lyon, et de l’évêque d’Arras. Elles trouvèrent bientôt des aumônes pour soulager de grandes misères. Aux uns on payait le loyer, aux autres on donnait du pain, de la viande, du linge à domicile ; les malades abandonnés étaient soignés. Dans la communauté on logeait et on nourrissait des jeunes filles qu’on cherchait à placer ; quand ces personnes se trouvaient de nouveau sans place, elles revenaient à la maison. Un grand nombre d’elles s’y réunissaient le dimanche pour recevoir de bons avis. On fit aussi un commencement d’hôpital de vieillards, hommes et femmes et d’enfants abandonnés ; mais le local était fort restreint. On était à la recherche d’une plus grande maison quand la guerre éclata.

Pendant les mauvais jours, les sœurs furent respectées des communards à cause des services qu’elles rendaient dans le quartier ; ils voulurent même assister à l’enterrement d’une religieuse décédée en mai 1871. Après la guerre, les sœurs cherchèrent à agrandir leur œuvre ; elles désirèrent louer une partie des bâtiments des Capucins ou Monument des Brotteaux, sans pouvoir y parvenir. Aujourd’hui elles possèdent une maison de famille rue Pierre-Corneille et un orphelinat à Cuire.

MONPLAISIR

Saint-Maurice de Monplaisir (partiellement reconstruite).

À mesure que la ville de Lyon s’étendait sur la rive gauche, il devenait de plus en plus nécessaire de créer de nouvelles paroisses. Mgr de Bonald, soucieux des intérêts religieux de ce quartier qui prenait de plus en plus d’importance, décida la création d’une nouvelle paroisse à laquelle il donna son nom : Saint-Maurice de Monplaisir. Depuis l’époque déjà lointaine de sa fondation, cette paroisse a pris une grande extension, au point que, comme on le verra, on a choisi, en grande partie sur elle, l’emplacement d’une nouvelle paroisse.

L’église de Monplaisir se compose de deux parties bien distinctes : la partie ancienne, qui est l’église primitive, comprenant la nef, et la partie