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histoire des églises et chapelles de lyon

florentin, située au lieu dit de Thunes, paroisse Saint-Paul, sur le coteau de Montauban. Le 15 juin 1573, nouveau contrat, par lequel Nicolas de Lanchisa, marchand florentin, vend à Jacomini Bruno une maison et jardin appelés de Confort, moyennant la somme de 1.600 livres, en faveur des religieux Capucins pour y faire le service divin.

Les Grands-Capucins au xviie siècle (d’après le plan de Simon Maupin).

« Dans l’endroit qui se nomme Thunes, raconte l’historien Saint-Aubin, se voit le premier couvent que les Capucins possédèrent à Lyon et qui fut le second en France. Ces pères furent appelés d’Italie par Charles IX. La reine-mère les recommanda aux échevins qui les reçurent favorablement. Les banquiers les protégèrent de tout leur pouvoir et leur achetèrent l’emplacement de leur couvent. La croix y fut plantée solennellement le 14 septembre 1575, et cette nouvelle communauté fut dédiée à saint François, l’instituteur des Capucins. De nombreux bienfaits suffirent pour réduire à leur usage tout le bâtiment acheté, jusqu’au temps où l’on eut le moyen de le mettre en l’état où on le voit aujourd’hui. Le côté qui regarde la rivière et sa plate-forme au-dessus d’un précipice très escarpé, bordé de murailles fort épaisses, repose sur des rochers : c’est le soutien de la plateforme. L’air y est très bon et l’aspect agréable ; l’eau de deux fontaines très pure et très bonne coule sur ce terrain. »

Le P. Archange, capucin.}}

A l’époque du choléra de 1628, qui ravagea Lyon, les Grands-Capucins et ceux du Petit-Forest, établis depuis 1622, se dévouèrent à soigner les pestiférés et plusieurs de ces religieux furent victimes de leur charité.

Le 18 décembre 1702, les chanoines de la collégiale Saint-Paul vendirent à Laurent Pianello du Besset, chevalier, seigneur de La Valette, père temporel du couvent des Grands-Capucins, une maison haute et basse, une cour close de murailles, un réservoir d’eau surmonté d’un étage servant de porte au couvent, avec parloir et jardin potager.

Au moment de la Révolution, on dressa un inventaire des biens ; on y lit ces lignes : « Le clos des Capucins peut contenir environ six bicherées de terrain dans lequel il y a un grand bâtiment carré pour le logement des religieux, auquel est adossée l’église avec le