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histoire des églises et chapelles de lyon

LE SAINT-ENFANT-JÉSUS

L’œuvre du Saint-Enfant-Jésus a pour but de distribuer aux enfants pauvres des écoles libres de Lyon des livres classiques et des vêtements. Elle a reçu un grand développement grâce au zèle de deux personnes dont les noms méritent d’être conservés dans les annales du bien : Mlle de Boissieu et sa sœur Mme de Nolhac. D’autre part, elle a été précieusement encouragée par le pape Pie IX qui, le 18 mars 1864, lui accorda de nombreuses indulgences.

L’œuvre du Saint-Enfant-Jésus est maintenant abritée à Ainay, rue Bourgelat, sous le même toit que l’œuvre des Messieurs. À certains jours de modestes ouvrières se réunissent dans une vaste salle et reçoivent, de la part des dames de l’œuvre, moyennant rémunération, des vêtements à confectionner pour les enfants pauvres des écoles. C’est ainsi une double bonne œuvre qui est accomplie. La maison de la rue Bourgelat compte deux chapelles : la plus ancienne, réservée aux sœurs Saint-Vincent de Paul, l’autre à l’usage des orphelines. La première possède un autel de marbre blanc, ouvert par devant en forme d’arcades, sous lequel repose les restes de sainte Candide la jeune, vierge et martyre, enfermés dans une châsse. Derrière l’autel un beau tableau représente saint Vincent de Paul et saint François de Sales. À droite, une autre toile montre la vierge Marie accueillant une âme qui se confie à elle. À gauche, un saint Sébastien peint par un artiste lyonnais, Mondan, et un Ecce Homo d’assez bon effet. Enfin, au bas, deux peintures représentent sainte Chantal et sainte Thérèse. Plusieurs de ces tableaux non signés sont l’œuvre de Claudius Lavergne. La chapelle est riche en reliques : outre celles qui sont exposées sur l’autel, on a artistement placé dans un tableau des parcelles de reliques, se montant à plus de six cents.

La chapelle des enfants s’ouvre perpendiculairement à gauche de celle des sœurs. Au-dessus de l’autel, dans une niche, se voit la statue de la Vierge immaculée, et, par côté, les statues de saint Vincent de Paul et du bienheureux Vianney, curé d’Ars. Plusieurs tableaux décorent l’oratoire ; ce sont, à droite : le Sacré-Cœur, œuvre de Mondan, et une Vierge qui paraît ancienne ; à gauche, saint Joseph et sainte Madeleine.