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histoire des églises et chapelles de lyon

RELIGIEUSES DE LA NATIVITÉ DE NOTRE-SEIGNEUR

Saint-Jean l’évangéliste, statue par Dufraisne, façade de l’église Saint-Georges.

La congrégation de la Nalivité de Notre-Seigneur Jésus-Christ fut fondée, en 1813, dans le diocèse de Valence, par l’abbé Enfantin, missionnaire apostolique, et Mme Fransu, d’Amiens, en vue, comme son nom l’indique, d’honorer le mystère de la Nativité ou de Noël. Aussi, dans la communauté, célèbre-t-on spécialement la fête du 25 décembre, qu’on prolonge pendant toute l’octave et notamment le jour de saint Jean l’Évangéliste, l’apôtre chéri de Jésus-Christ, et celui qui a le plus parfaitement parlé du Verbe divin.

Le premier établissement fut installé à Crest en 1813 ; et la maison-mère transportée en 1814 à Valence. Le décret d’approbation définitive des Constitutions a été donné par Léon XIII, le 27 avril 1888.

Le but de la congrégation est l’éducation des jeunes filles. Les religieuses s’attachent à cultiver l’esprit de leurs élèves ; elles cherchent surtout à leur inspirer une piété solide et réelle qui les prépare aux grands devoirs de la famille. Chaque maison possède un pensionnat, un externat et une classe gratuite pour les enfants pauvres. Les sœurs vinrent à Lyon en 1865 et s’établirent dans le quartier de Monplaisir. En 1902, le nombre des sujets était à Lyon de vingt-deux et dans la congrégation de plus de cent. L’institut possédait dans le Dauphiné et le Sud-Est treize maisons. La maison de Lyon a disparu à la suite des lois portées récemment contre les congrégations religieuses enseignantes.