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histoire des églises et chapelles de Lyon

trace de clocher ; cependant, au milieu du xiiie siècle, Guillaume de La Palud, prévôt de Fourvière, lui avait légué 15 sols forts pour faire une cloche, « ad campanam faciendam ». Nos vieux chroniqueurs rapportent que, au-dessus de la porte qui s’ouvrait au couchant, était placé un bas-relief, avec les figures à mi-corps de saint Joachim et de sainte Anne, père et mère de la Vierge Marie. Au-dessous, une inscription perpétuait, en ces termes, le nom du fondateur :

TEMPLI FACTORES FUERUNT FREDALDUS
ET UXOR MARTYRII EGREGII QUOD
CONSTAT HONORE ROMANI ILLIUS UT
P. C. RECREANTUR SEDE PERENNI
Le Cardinal de Bourbon, archevêque de Lyon (1117-1488) Rourbons, (d’après une gravure à la bibliothèque de Lyon)

À l’intérieur, outre l’autel primitif placé dans l’abside, deux chapelles s’élevaient : à droite, celle de la Vierge Marie, édifiée au commencement du xve siècle, par les soins de Guillaume de Bames, clerc, notaire public, citoyen de Lyon. La construction autorisée, à la demande de Jean Fournier, chevalier de l’Église et curé de Saint-Romain, le 10 décembre 1400 par le Chapitre, et le 20 du même mois par l’archidiacre Amédée de Saluces, curé primitif, était achevée trente ans plus lard, et, le 4 février 1430, l’archevêque Amédée de Talaru y autorisait la célébration du service divin. On aimerait à connaître par le détail l’histoire de cette église si peu connue, à savoir quelles faveurs elle reçut du chapitre ou des généreux archevêques les Bourbons, les d’Épinac, les Neuville. On ignorera probablement toujours ces menus faits. On sait pourtant que la seconde chapelle, placée sous le vocable de Notre-Dame de Bon-Refuge, était aussi située « du côté droit du grand autel, au-dessous de la sacristie, joignant la rue du côté de vent ». Jean Faure, qui l’avait faite édifier en 1615, avait eu une vie des plus actives. Trésorier de la grande église, chanoine de Fourvière, archiprêtre de Courzieu et l’Arbresle, procureur général en l’archevêché de Lyon, il est le premier qui ait porté le titre de curé de Saint-Romain et Saint-Pierre-le-Vieux ; d’où on peut conclure avec grande vraisemblance que le service paroissial de Saint-Romain a été transféré à Saint-Pierre-le-Vieux sous son administration. Il semble du reste avoir beaucoup tenu à ses fonctions de curé de Saint-Romain, et, parmi les trois tableaux qui décoraient cette église, on en voyait un où était représenté, avec saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Évangéliste, le portrait du donateur, Jean Faure. En outre, aux termes de son testament en date du 23 octobre 1624, il institua un certain nombre de messes dans la chapelle fondée par lui, puis, par un codicille du 26 août de l’année suivante, il légua au prébendier de cette chapelle, et pour le service de celle-ci, un calice, deux chandeliers, deux corporaux, un missel, une chasuble, une étole, un manipule, une aube, un missel et deux nappes.

Son décès est du 9 septembre 1635, et une observation présentée à ce moment par l’ar-