Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/111

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matie jouaient déjà un rôle. Lorsque les souverains ne cherchaient pas à s’enlever un lambeau de territoire, ils entretenaient des relations amicales où l’esprit Indien se révélait dans toute sa souplesse.

Tous ces rois, si hautains et si cruels, avaient trouvé leurs maîtres. Peu à peu les Brahmanes s’étaient emparés du pouvoir et l’avaient concentré dans leurs mains ambitieuses ; puissance mystérieuse et redoutable, comme celle qui lançait les foudres au moyen âge et faisait trembler peuples et rois !

Les Brahmanes jetaient des charmes et des malédictions, dont ils savaient, au besoin, aider l’accomplissement, poursuivant en tous lieux les victimes de leur haine. En revanche, ils protégeaient les solitaires qui remplissaient alors les vallées du Gange et de l’Indus.

De tout temps, l’homme a cru faire une bonne action en mortifiant son corps pour se dévouer au salut de son âme. Ceux dont il s’agit ici, absorbés dans la méditation, poussaient à l’excès l’oubli de tout soin matériel ; laissant croître leurs cheveux et leur barbe, ils demeuraient dans un état de nudité complète ; aussi les avait-on nommés Digambaras, c’est-à-dire « ceux qui ont l’air pour vêtement. » Ils s’intitu-