Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/135

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un sermon sur les trente-six béatitudes célestes.

L’intérieur de l’habitation répondait aux dehors : quatre-vingts cellules, pour les plus anciens religieux, entouraient la chambre du supérieur ; une grande salle était réservée pour les conférences, la prédication et la réception des novices, cérémonie intéressante, dont les livres sacrés ont conservé les moindres détails.

Quand le néophyte était suffisamment instruit, on l’introduisait au milieu du chapitre, et il saluait en joignant les mains. Un religieux, s’approchant, lui demandait : « Avez-vous réfléchi aux conséquences d’un si grave engagement ? » — Et il répondait : « Je vais en refuge vers le premier des hommes, le respectable Bouddha. » On rasait alors les cheveux et la barbe du catéchumène ; on le revêtait de la robe rougeâtre, et on plaçait dans sa main la sébile aux aumônes. Une dernière fois, on lui récitait les principaux commandements et les règles du Pratimôkcha[1]. Elles étaient nombreuses, parfois puériles, mais le plus souvent dictées par une profonde connaissance des hommes. Le lit étroit, qui ne prête guère

  1. V. l’Index.