Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/157

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III.

LES HÉRÉTIQUES. — CONVERSION D’ADJÂTASATROU.


Nous n’avons pas la prétention de suivre le Bouddha, jour par jour, à travers les vicissitudes de son apostolat ; ce serait tomber dans ces longueurs qui font les délices des Indiens, mais qui lasseraient bientôt la patience de nos lecteurs. Disons seulement que le sage voyageait sans cesse, ne dédaignant aucune conversion, accueillant également la soumission d’un philosophe et celle d’un danseur de corde. Mettre l’enseignement à la portée de tous, voilà le secret de cette propagation si rapide de la doctrine Bouddhique. L’appui des rois, tels que Bimbisara ou Prasênadjit, était acquis à Sâkya-Mouni ; il aurait pu recourir à la force ; il n’employa que la persuasion, et, pour attirer les âmes, il ne compta que sur l’influence de la raison. C’était respecter la dignité hu-