Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/26

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en signe d’alliance, on vit, à travers un nuage, Indra souffler dans sa conque, et Brahma verser sur la tête des époux l’eau qui sert à la consécration des rois[1]. Tous les assistants restent confondus ; peu s’en faut que les deux pères ne se prosternent devant ces enfants qui leur valent de pareils honneurs.

Les attentions divines ne se démentent pas ; quand la famille royale retourne à Kapilavastou, la roue des chariots ne soulève aucune poussière, et, dans l’Inde, ce n’est pas un médiocre privilége. Mais tant de faveurs n’ont pas été prodiguées en vain. De cette union, entourée des pompes du ciel et de la terre, naîtra celui qui ne possédera qu’un vêtement de religieux et un plat pour mendier ; à Mâyâ-Dêvî est échue la gloire d’être la mère du Bouddha, le réformateur dont nous allons essayer de retracer l’histoire.

  1. V. l’Index.