Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/91

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à l’école d’Alexandrie, redevable elle-même aux philosophes indiens d’une partie de son système. Ici, au lieu des trois degrés que devaient parcourir les Gerson et les sainte Thérèse, nous en trouvons quatre bien définis.

Le premier est le sentiment intime de bonheur éprouvé par Siddhârtha, lorsque, raisonnant et jugeant, il parvint à s’affranchir du péché et à distinguer la véritable nature des choses.

Au second degré, l’ascète, ayant mis de côté le raisonnement et le jugement, sa nature devint une, et son intelligence s’absorba dans la pensée du Nirvâna ou fin dernière.

Au troisième degré, le plaisir même de cette absorption disparut, et le sage tomba dans l’indifférence, ne gardant que la mémoire et la conscience de lui-même.

Au quatrième degré, le raisonnement, le bien-être, la mémoire, la conscience, tout s’effaça ; il perdit jusqu’au sentiment de son indifférence ; détaché du plaisir comme de la joie, il atteignit cette impassibilité voisine du Nirvâna, et il y demeura.

Dans cette nuit mémorable, par un privilége qui est celui des saints, il se rappela tout ce qu’il avait fait dans ses nom-