Page:Mary Summer - Histoire du Bouddha Sakya-Mouni, 1874.djvu/93

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qui passe, prêtant aux objets extérieurs une réalité qu’ils n’ont pas.

Ces déductions, assez ingénieuses, pèchent par la base, puisqu’elles ne peuvent rien apprendre sur les origines de l’homme, et qu’elles laissent ses fins dernières enveloppées dans un nébuleux horizon. Néanmoins, le Bôdhisattva les présente avec enthousiasme ; il croit avoir deviné le secret du monde et la vérité qui éclaire. Sa conclusion est qu’il faut anéantir cet enchaînement de misères, et délivrer les êtres du réseau de la transmigration. Pour cela, un seul moyen existe : l’enseignement de la loi. L’homme, péchant par ignorance, du moment qu’il reconnaîtra que tout est périssable sur cette terre, s’abstiendra du péché ; il pratiquera les bonnes œuvres pour échapper à la nécessité de renaître et arriver au Nirvâna.

La nuit finissait ; l’aurore se levait sur la cime des montagnes qui entourent Bôdhimanda ; la nature s’éveillait pleine de grâce et de séduction, quand le sage atteignit la triple science[1] et se revêtit de l’intelligence suprême : il était Bouddha ! Désormais nous lui donnerons ce titre.

Au même instant, six rayons de gloire,

  1. Trividyâ, en sanskrit.