Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/189

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Quand j’entendis ces mots, moins affreux que ce que j’avais craint, je me prosternai la face contre terre. Quelques instants auparavant j’en aurais rougi, mais combien la crainte avilit ! Je craignais la violence, j’étais très jeune, et quoique je ne connusse la vie qu’en imagination, je ne l’en aimais pas moins pour cela. Les quatre moines, craignant peut-être que ma soumission n’attendrît le supérieur, s’empressèrent de lui dire :

— Révérend père, ne vous laissez point tromper par cette fausse humilité. Le moment de la miséricorde est passé ; vous lui avez offert le temps de délibérer, il a refusé d’en profiter, vous ne venez plus maintenant pour écouter ses