Page:Maturin - Melmoth, Hubert, 1821, tome 2.djvu/27

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— Mon père, ce monde vous paraît donc délicieux… et vous pourriez exiger que j’y renonçasse… moi… qui suis votre fils !

— Mais vous êtes trop jeune pour en jouir, mon fils.

— Oh ! s’il en est ainsi, je suis encore plus jeune pour cet autre monde où vous voulez me forcer d’entrer.

— Vous forcer ! mon enfant ! mon ami !

Il prononça ces derniers mots avec tant de tendresse, qu’involontairement je baisai sa main, tandis que ses lèvres se collaient sur mon front. Ce fut dans ce moment que j’étudiai soigneusement la physionomie et toute la personne de mon père.