Page:Maupassant - Styliana, paru dans Le Gaulois, 29 novembre 1881.djvu/8

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rêveur et je regarde le vent comme on contemple ces gravures où il faut découvrir quelque visage dissimulé : « Cherchez le fond de l’air ! »

Je ne nie point que je ne sois désespérément nerveux et susceptible, mais ces choses m’irritent comme une fausse note, comme le bruit d’une scie sur la pierre, comme le grincement d’une lime. Et voici que je n’ose plus ouvrir un journal, sûr que je suis de lire, chaque matin, dans toutes les feuilles, à quelque nuance politique qu’elles appartiennent, la superlativement étonnante figure suivante :

« Nous sommes autorisés à annoncer que cette nouvelle n’a pas l’ombre d’un fondement. » "

Oh ! messieurs les rédacteurs, que dites-vous là ?

De quel fondement une nouvelle pourrait-elle avoir l’ombre ? Et cette ombre