Page:Maupassant - Styliana, paru dans Le Gaulois, 29 novembre 1881.djvu/9

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même, dont vous parlez, l’avez-vous jamais vue ? L’ombre d’un fondement ! Stupéfaction ! Songez aussi à l’opinion que les dames anglaises pourraient avoir de nous, si elles pénétraient toutes les finesses de notre langue ! Ce fondement les ferait mourir de pudeur indignée bien que vous ne partiez que de l’ombre de cet objet !

Et voici une phrase d’ambassadeur illustre : « Tous ces bruits sont dénués de fondement ! »

D’où viennent-ils donc, ces-bruits, monsieur l’ambassadeur ? Je m’arrête, il n’est que temps. Mais, quand je songe que vous avez écrit cela sans y penser, et que votre ministre l’a lu sans rire, j’ai le droit de dire que vous employez l’un et l’autre un français de cabinet.



Quelle drôle de chose que jamais une comparaison ne marque son empreinte précise dans un esprit ! Un mot n’a donc, pour la plupart des gens, qu’une valeur relative ; il veut exprimer quelque chose, il est vrai, mais il n’éveille point brus-