Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/111

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GARDEFEU.

Allons, va, n’aie pas peur… j’ai pitié de ta jeunesse et de ton innocence…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Ah ! monsieur !


GARDEFEU.

Mais vous voyez bien, madame, que vous n’êtes pas une gaillarde… vous voyez bien que vous êtes une femme du meilleur monde…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Vous vous en étiez aperçu ?


GARDEFEU.

Est-ce que ça ne se voit pas tout de suite ? Vous pouvez entrer dans cette chambre et y reposer sans crainte…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Dans cette chambre ?


GARDEFEU.

C’est celle de la baronne.


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Écoutez, vicomte, je vais vous donner une preuve de confiance… je vais y entrer… mais, dites-moi, y a-t-il une cheminée dans cette chambre ?


GARDEFEU.

Oui, il y en a une…


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

Y a-t-il des pincettes, près de cette cheminée ?


GARDEFEU.

Sans doute… pourquoi me demandez-vous ça ?


MADAME DE QUIMPER-KARADEC.

J’ai mon idée… adieu… j’entre dans cette chambre… j’ai confiance, comme vous voyez… (A part.) S’il a le toupet de franchir cette porte, je tombe dessus à coups de pincettes… la voilà ma confiance !

Elle entre.