Page:Meilhac et Halévy - La Vie parisienne, 1866.djvu/31

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ALPHONSE.

Comment ?


FRICK.

J’ai eu la bonne fortune de rencontrer mademoiselle Gabrielle, la gantière, dans l’escalier ; elle vient ici. — J’ai quelque chose à lui dire… Je vous en prie, laissez-moi.


ALPHONSE.

Voyez-vous ça ?


FRICK.

Je vous en prie… laissez-moi… Je vous ferai des bottes… pour rien… de belles bottes…


ALPHONSE.

Oh ! alors… je vous laisse…

Il sort.


FRICK.

Gabrielle… la gantière… la jolie gantière.

DUO.

FRICK.
––––Entrez ! entrez, jeune fille à l’œil bleu !
––––––Chez l’homme adoré des cocottes,
––––––Monsieur Raoul de Gardefeu,
––––Vous apportez des gants, moi j’apporte des bottes !

GABRIELLE.
––Oui, j’apporte des gants.

FRICK.
––Oui, j’apporte des gants. Moi, j’apporte des bottes,
–––––––––L’aimable gantière !

GABRIELLE.
–––––––––Ah ! le beau bottier !

FRICK.
–––––––––La noble carrière !

GABRIELLE.
–––––––––Le joli métier !
–––––––––Je suis des premières.

FRICK.
–––––––––Je suis des premiers.