Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, I.djvu/285

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LE GRAND AUGURE.

Ça nous est recommandé, à Cythère… Soyez tranquilles, mes enfants ! Vénus est bonne personne, au fond… elle pardonnera.


TOUS.

Vive le grand augure !


LE GRAND AUGURE.

Elle pardonnera… bien entendu, à la condition que le roi Ménélas fera tout ce qu’il faudra faire.


ACHILLE.

Pourquoi ça ?


CALCHAS.

C’est la règle.


MÉNÉLAS, allant à Pâris.

Sans doute… mais si, cependant…


LE GRAND AUGURE.

Il n’y a pas de « si cependant… » N’ayez pas peur… on ne vous demandera rien que de très raisonnable… la reine sera seulement tenue de faire un petit voyage…


TOUS.

Où ça ?


LE GRAND AUGURE.

À une dizaine de lieues d’ici… une petite île qui est là-bas… À Cythère.


AGAMEMNON.

À Cythère !


LE GRAND AUGURE.

Oui, elle viendra avec moi sur la galère de Vénus… et, de sa main, elle sacrifiera cent génisses blanches à la déesse.


MÉNÉLAS.

À la bonne heure !… quand on me demande des choses raisonnables… Qu’est-ce que je désire, moi ?… que tout s’arrange… Qu’est-ce qu’il faut pour ça ?… que