Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, IV.djvu/280

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MÉTELLA, froidement.
Ces messieurs, connais pas !

BOBINET et GARDEFEU, parlé.

Vous ne nous connaissez pas ?


MÉTELLA, à Bobinet et Gardefeu.
I
Attendez d’abord que je place
Mon lorgnon, là, sous mon sourcil,
Et maintenant voyons de face,
Voyons de trois quarts, de profil…
Eh bien, là, ne vous en déplaise,
J’ai beau du haut jusques en bas
Vous examiner à mon aise,
Connais pas, là, vrai, connais pas,
Connais pas.

BOBINET.

(parlé.) Elle est violente, celle-là !


MÉTELLA, à Gontran.
II
Vous en verrez d’autres peut-être,
Mon Gontran, qui, comme ceux-ci,
Diront que je dois les connaitre :
Ne les croyez pas, mon ami !
Peut-être, un soir, par aventure,
Au bal ai-je accepte leur bras…
A cela près, je vous le jure,
Connais pas, la, vrai, connais pas.
Connais pas.

Elle sort à gauche, fièrement, au bras de Gontran.


Scène V

BOBINET, GARDEFEU.


Ils se regardent pendant quelque temps, puis tombent dans les bras l’un de l’autre.


BOBINET.

Gardefeu !