Page:Meilhac et Halévy - Théâtre, IV.djvu/342

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BOBINET.

Pas une de plus.


GARDEFEU.

Je t’enverrai madame de Sainte-Amaranthe… Comme cela, vous serez onze !


BOBINET.

Oh ! si nous sommes onze !… Qu’est-ce que c’est que madame de Sainte-Amaranthe ?


GARDEFEU.

C’est ma gantière… Je t’aurais bien aussi envoyé Frick, mon bottier, mais c’est un homme impossible… imagine-toi qu’au milieu du dîner il voulait absolument forcer le baron de Gondremarck à ôter ses bottes…


BOBINET.

Oh ! ne m’envoie pas cet homme-là !…


GARDEFEU.

Sois tranquille !


BOBINET.

Ce serait une invraisemblance, et, vois-tu ?… pour que ces sortes de choses réussissent, il ne faut pas d’invraisemblances.


GARDEFEU.

Il n’en faut pas ; s’il y a des invraisemblances, nous sommes perdus…


BOBINET.

Sauve-toi, maintenant.


GARDEFEU.

Je me sauve… Tâche que Gondremarck reste longtemps ici !


BOBINET.

Je chargerai Pauline de le retenir.