Page:Meister - Betzi.djvu/162

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


il peut être permis de les juger, de les critiquer, de s’amuser même de temps en temps de leurs travers, de leurs ridicules comme de leurs bonnes qualités, mais pour revenir toujours avec un sentiment plus tendre et plus respectueux à ses premier liens, à ses premières habitudes.

C’est par l’effet que produit un livre sur nous que, sans une critique très-approfondie, nous pourrons toujours le juger assez bien : s’il n’étend pas l’horizon de nos idées, s’il ne leur donne pas plus de précision ou de clarté, ce n’est sûrement pas un livre instructif, du moins pour nous ; et si le sujet n’est pas tout-à-fait étranger au cercle de nos connaissances, ce livre est à coup sûr ou mal fait ou mal écrit. S’il ne nous rend pas meilleurs, plus sensibles, plus compâtissans, plus courageux, plus dévoués