Page:Michelet - OC, Histoire de France, t. 2.djvu/526

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


mais la crainte de la flétrissure et de la perte de ses biens le fait recourir aux moyens judiciaires pour satisfaire ses ressentiments. Il en est de même des autres peuples des Pyrénées, depuis le Béarn jusqu’à la Méditerranée : tous sont plus ou moins processifs, et l’on ne voit nulle part autant d’hommes de loi que dans les villes du Bigorre, du Comminges, du Conserans, du comté de Foix et du Roussillon, qui sont bâties le long de cette chaîne de montagnes. »

19 — page 41Quantité de hameaux ont quitté les hautes vallées faute de bois de chauffage

Dralet, II, 105. Les habitants allaient voler du bois jusqu’en Espagne. — Il y a de fortes amendes pour quiconque couperait une branche d’arbre dans une grande forêt qui domine Cauterets, et la défend des neiges. — Diodore de Sicile disait déjà (lib. II) : « Pyrénées vient du mot grec pur (feu), parce qu’autrefois, le feu ayant été mis par les bergers, toutes les forêts brûlèrent. » — Procès-verbal du 8 mai 1670 : « Il n’y a aucune forêt qui n’ait été incendiée à diverses reprises par la malice des habitants, ou pour faire convertir les bois en prés ou terrains labourables. »

20 — page 43, note 2Le Cers, etc…

Senec. Quaest. natur. l. 111, c. xi : « Infestat… Galliam Circius : cui ædificia quassanti, tamen incolæ gratias agunt, tanquam salubrilatem cœli sui debeant ei. Divus certe Augustus templum illi, quum in Gallia moraretur, et vovit et fecit. »

21 — page 45Les deux Chénier

Les deux Chénier naquirent à Constantinople, où leur père était consul général ; mais leur famille était de Limoux, et leurs aïeux avaient occupé longtemps la place d’inspecteur des mines de Languedoc et de Roussillon.

22 — page 48Ils ont préféré les figues fiévreuses de Fréjus

Millin, II, 487. Sur l’insalubrité d’Arles, id., III, 645. — Papon, I, 20, proverbe : Avenio ventosa, sine vento venenosa, cum vento fastidiosa. — En 1213, les évêques de Narbonne, etc., écrivent à Innocent III qu’un concile provincial ayant été convoqué à Avignon, « multi ex prælatis, quia generalis corruptio aeris ibi erat, nequivimus colloquio interesse ; sicque factum est ut necessario negotium differetur. » (Epist. Innoc. III, éd. Baluze, II, 762.) Il y eut des lépreux à Martigues jusqu’en 1731 ; à Vitrolles, jusqu’en 1807.