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LES FEMMES DE LA RÉVOLUTION

contenter, recevoir les premiers mois. Mais dans l’entraînement terrible de sa courte destinée, dans l’accablement de chaque jour, il perdit la chose de vue, se croyant d’ailleurs sans doute sûr de dédommager ses amis d’une autre manière. Il n’avait en réalité que son traitement de député, qu’il oubliait même souvent de toucher. La pension payée à sa sœur, avec quelques dépenses en linge ou habits, et quelques sous donnés sur la route à des petits Savoyards, il ne lui restait exactement rien. Les dix mille francs qu’on aurait trouvés sur lui au 9 thermidor sont une fable de ses ennemis. Il devait alors quatre mille francs de pension à Mme Duplay.