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LES SOLDATS DE LA RÉVOLUTION


IV


Depuis la mort de Hoche, l’ascendant de Bonaparte avait tout entraîné. L’invasion de l’Angleterre, la grande pensée de Hoche, fut décidément abandonnée pour celle d’Égypte, brillante et poétique, mais sans résultat durable pour qui n’est pas maître de la mer. Même heureuse, cette expédition n’eût rien décidé, rien terminé ; elle n’eût pas empêché les Anglais de continuer à solder contre nous la guerre éternelle.

Desaix prit part à l’expédition. D’abord, il descend à Malte, s’empare en un instant de toutes les batteries, arrive jusqu’à la place, à portée de pistolet. On sait la capitulation.

Débarqué en Égypte et commandant l’avant-garde, il marche hardiment sur le Caire. Il fait connaissance en route avec les redoutés mamelucks. Ces tempêtes de cavalerie, qui étonnent au premier coup d’œil, Desaix enseigna aux nôtres à les regarder froidement et à les attendre de pied ferme. L’expérience s’en fit surtout aux Pyramides.

Desaix se chargea de poursuivre la victoire dans la