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DE L’ATLANTIQUB


réftéchiSlant qu’il restait seul sur la terre, et, dans sa détressp, il s’adressa de nouveau au Grand Esprit en le priant de lui donner une 1ùoutchfman, c’est-à-dire une femme. Alors il s’endormit et, lorsqu’il se réveilla peu après, il trouva que ses membres inférieurs étaient redevenus des os et de la chair, et qu’il y avait à son côté une belle kloutcheman. C’est de ce couple que sont descendues les tribus indiennes de la Colombie Brilannique. N’est-ce pas un exemple frappant du mélange des récila relatils à la création et au déluge ! Ces récits, communiques sans doute par les premiers missionnaires catholiques, sont par la suite des temps devenus la tradition des tribu$. On peut ainsi s’expliquer une des sources d’erreur de la philologie.

Depuis l’arrivée des blancs. une effrayante mortalité a se,i

parmi ces Indiens. L’année dernière, trois cents d’entre eux sont morts seulement dans le voisinage de Kamloups par suite de la petite vérole. Ils ont pour coutume caractéristique de laisser leurs morts sans sépulture, étendus en plein air \\ entourés de tous les objets qui leur ont appartenu. Le lecteur peut se rappeler que plusieurs victimes de la contagion que nous rencontrâmes en allant à Kamloups nous fournirent des exemples frappants de cet usage. Les Indiens ont gagné au contact des blancs d’autres maladies également fatales, et il l’-t permis de présumer que les Chouchouaps, jadis nombreux dan_ ce pays, seront, d’ici à un certain nombre d’années et maIgre leur aptitude incontestablè pour se civiliser. réduits à une trèspetite quantité.

Le 8 septembre, nous quittâmes Kamloups sous la directic>o de M. Mac lay, et en compagnie de M. et de Mme Assiniboine, de leur fils et d’un autre Indien. Nous nous étions décidés _ conduire nos amis à Victoria ; (’ar, si L’Âssiniboine avait jadis

visité l’établissement de la Rivière Rouge, sa femme ni son fils n’avaient jamais rien vu en fait de cités que les postes de la Compagnie de la Baie de Hudson. Nous pa…,sames la Tbompson