Page:Milton - Cheadle - Voyage de l’Atlantique au Pacifique.djvu/282

La bibliothèque libre.
Cette page n’a pas encore été corrigée

282 DE L’ATLANTIQUE

qui, depuis tant de jours, devaient se contenter de jeunes branchages. En somme la journée fut meilleure que les autres ; ur nous trouv&mes aussi des bouquets de framboisiers dont les mü" égalaient ceUI que nous récoltons en Angleterre et deux espbs d’airelles ayant des baies grosses comme des prunelles et formant. de petits buissons de deux pieds de haut. Les bois étaient garnis de grandes fougères semblables Ii la fougère mâle d’Angleterre, de grandes et maigres fougères impériales, et de plusieurs autres. Nous e11mes aussi la :chance de tuer quatre perdrix pour le souper et, bien qu’il finit par pleuvoir et que nous nous fussions trempés eu nous glissant sous les taillis, nous nous trouvâmes cette nuit plus gais que IlOOS ne l"avioDS _té depuis que nous avions vu finir le chemin ouvert.

Avant le soir nous dkouvrlmes un torrent qui venait du nord-ouest. Nous montâmes à cheval pour le franchir, excepté M. 0’8., qui n’avait jamais pu se réconcilier avec l’équitation depuis ses accidents dans le Fraser. Que fallait-il faire ? M. O’B. s’obstinait à ne pas se hasarder sur le dos d’un cheval, et le courant avait trop de rapidité et de profondeur pour qu’on pt\t avec sécurité le passer à gué. Quand noos eâmes diJçufé quelque temps fort inutilement avec lui, nous pouss4mes DOS chevaux dans l’eau, que L’Assiniboine et sa famille ament Ml’ traversée ; mais le cheval de Cheadle n’était pas à un _Ire chi rivage, que M. 0’8. s’élançait comme un fou après lui et saisissait à deux mains la queue t1ottante de Bucéphale. C’est ainsi qu’il fut triomphalement remorquéjusqu ’à l’autre rive. Ce gr ;IIIII succès lui ôta pour l’avenir beaucoup des inquiétudes que lai inspirait le passage des cours d’eau.

Après avoir quitté le petit mancage dont nous avons parI6 plus haut, nous nous retrouvâmes enfoncés dans l’épaisseur..

fonts, sans aucune clairière durant plusieurs jours, et noe reprfmes notre vieille routine de couper notre chemin’ traftl’S la futaie, de condnire des chevaux indoeiles 1 de les retirer de