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DÉMÊLÉS DU COMTE DE MONTAIGU

pos de la note où le comte transmettait le total de ses dépenses secrètes pour le premier trimestre de 1745. Cette note avait été gravement majorée, à l’insu de l’ambassadeur, il est vrai, par son secrétaire, le successeur de Jean-Jacques ; aussi le comte de Montaigu, qui ignorait ses torts, s’emporta violemment. Il ne ménagea plus ses critiques à d’Argenson (lettre du 2 avril 1746) ; le marquis eut l’idée de relever de ses fonctions un envoyé si indépendant (19 avril), mais il réfléchit qu’on lui devait beaucoup d’argent, et, le 23, il le rassura par un avis rempli de bienveillance, disant qu’il n’avait jamais blâmé que la forme et non le fond de ses dépêches.

Évidemment Jean-Jacques n’a pas connu les relations du marquis d’Argenson et de son ambassadeur, ou, s’il les a connues, il ne les a pas présentées sous leur véritable jour. Il est inutile de parler des rapports du comte avec Puyzieulx : elles sont postérieures au départ de Jean-Jacques, qui n’a pu en avoir aucune connaissance : nous verrons d’ailleurs ce qu’il faut penser du passage des Confessions où il est question du rappel du comte de Montaigu.

L’entêtement et la stupidité de ce pauvre

    un mémoire au Collège pour annoncer que le roi était décidé à combattre la reine de Hongrie. Peut-être les expressions dépassent-elles sa pensée ; en tout cas, d’Argenson lui reproche d’avoir écrit (20 août 1745) que le roi avait en vue le renversement de la maison d’Autriche, alors qu’il ne pensait qu’à mettre des bornes à sa suprématie ; c’était épiloguer sur des mots.