Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/129

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



XV


— Que vas-tu m’apprendre aujourd’hui ?

Elle avait sauté près de moi, et s’était assise à mes pieds. Elle levait ses beaux yeux vers les miens en souriant. Elle était reposée, rose et fraîche. Son âme charmante transparaissait sur son visage.

Nous reprenions, au milieu de l’azur, notre divin bavardage.

Ce matin, elle pensait que je n’étais ni un magicien, ni un prince déguisé. Non. J’étais bien un peintre — un peintre ! elle éclatait de rire — j’étais venu à Houat par hasard, et je l’avais rencontrée par hasard, c’était plus