Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/133

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Je t’aime, je t’aime, je t’aime… Et toi ?

— Je ne sais pas. Je ne pense qu’à toi. Je ne suis heureuse qu’avec toi. Je ne désire que d’être avec toi. Quand je te quitte, je suis impatiente de te revoir. Le temps me dure sans toi. Je le passe à me rappeler toutes tes façons, comment tu t’asseois, comment tu te lèves, comment tu vas et viens, comment tu parles, comment tu souris, et hier quand tu m’as prise dans tes bras, et le bonheur que j’ai eu quand tu as dit que tu ne t’en irais pas. Je me répète toutes tes paroles, tout ce que tu dis, et je cherche longtemps s’il y a une chose que j’ai oubliée. Je suis absorbée. Il me semble que je n’aime plus mes parents, cela m’ennuie…

— Anne, Anne ! mon beau petit oiseau, ma jolie fleur, mon parfum, ma lumière, ma rose, mon cœur…

— Si tu partais, je mourrais…