Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/135

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Nous nous sommes allongés sur le sable. J’ai serré chastement contre moi avec émotion, avec respect, ce trésor, ce corps souple et fragile, ce corps admirable de vierge dont je sentais battre le cœur, et nos bouches se sont unies encore dans un long baiser, dans un baiser qui semblait ne devoir jamais finir. Quand enfin elles se sont séparées, mon amour a passé la main sur son front. Elle était étourdie, elle était épuisée.

Je lui ai dit :

— Aimes-tu ce baiser ?

Elle a répondu, comme dans un rêve :

— Je me crois transportée au ciel.

— M’aimes-tu ?

— Je t’adore !

J’ai répété ce qu’elle avait dit tout à l’heure :

— On n’adore que le bon Dieu…

— Je t’adore. C’est ce mot-là qui monte à présent de mon cœur.

Et elle a dit encore deux fois :