Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/138

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tout scintille, tout éclate, c’est un éblouissement.

Mais qu’elle est belle ! qu’elle est belle depuis que l’amour l’habite !… Sa beauté est surnaturelle. Comme un rayonnement se dégage d’elle ! Elle répand un parfum suave. Je suis à genoux, je joins les mains, je voudrais chanter le plus doux cantique, et je pleure d’adoration tandis qu’elle murmure encore la parole prodigieuse à laquelle son cœur aspirait depuis si longtemps.

Ce mot dont elle est remplie, qui la ravit, qu’elle chérit, quand nous sommes séparés et qu’elle ne peut pas me le dire, elle me l’écrit.

C’est le matin seulement qu’elle se promène, il faut qu’elle reste au Goabren l’après-midi. Alors, si elle est seule, si personne ne l’observe, vite un crayon, du papier, et un griffonnage pour moi. Nous avons convenu d’un creux dans un rocher, où, pouvant