Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/161

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parée de gastéropodes aux plus belles couleurs, de petites conques, de coquillages, de plantes marines. Du sable fin la tapissait. Une lumière verte qui jouait, réfractée par les angles, réfléchie par les cristaux et les dépôts de sel, éclairait féeriquement l’endroit. C’est que la lumière, pour pénétrer dans cette grotte, traversait la mer, l’ouverture par laquelle elle glissait se trouvant au-dessous de la surface des eaux. Tout était vert : on se serait cru à l’intérieur d’une émeraude. Je considérais avec admiration cette grotte bien digne en vérité de servir de gîte à une demi-déesse, à quelque suivante de Vénus. Je ne me lassais pas d’en contempler tous les détails.


Cependant l’heure passait. J’étais venu ici très tôt. Mais mon exploration avait été longue. Anne, sans doute, ne tarderait point à gagner la petite anse où nous nous retrou-