Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/227

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XXVI


Assis dans l’herbe, sur un talus du grand fort, je regardais mourir le jour. Encore quelques heures et nous allions entrer dans l’action… Soudainement, je sentis une humidité froide me tomber sur les épaules, m’envelopper ; puis des nuées qui venaient de derrière moi me dépassèrent, s’étalèrent sur l’herbe, remplirent l’atmosphère et, presque aussitôt, je me trouvai au milieu d’une brume épaisse. J’avais entendu parler de ce phénomène, assez fréquent à cette époque proche de l’automne : il arrivait parfois qu’un brouillard se levât tout à coup sur la mer et