Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/27

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gablement, avec acharnement, des petites montres…


Quand je rouvris les yeux, à l’aube, je souris : j’étais au milieu de filets, de paires de bottes, d’une vieille carcasse de lit, de toutes sortes de choses cassées et abandonnées, et que mon sommeil fût agité, je roulais sûrement dans un tas de farine dont je me trouvais à peine à deux doigts et que je n’avais nullement aperçu la veille.

Je m’accoudai à la lucarne : quelques sillons de pommes de terre, un puits, un petit mur démoli. La mer semblait immobile, les rochers suspendus dans la brume.

Cependant, en bas, on remua ; j’entendis des galoches claquer sur le sol. Tout à coup la porte s’ouvrit, et une voix, la voix de la mère Leblanc que déjà je connaissais, cria :

— « Prenez-vous du café ou du lait chaud ?… »