Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/28

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— « Café !… »

Aussitôt, un moulin à café commença son bruit de crécelle.

Quand je descendis, il y avait une serviette blanche sur la table, un beau bol, la cafetière, du lait, du sucre, un petit pain ! J’étais émerveillé. Madame Leblanc, qui avait une bonne figure, me présenta sa fille, la femme du matelot, laquelle était jeune et fraîche… Je regardais autour de moi. Sur un lit s’étalait le courrier que nous avions rapporté hier de Quiberon. Peu important ce courrier ! Quelques journaux, deux lettres…

— On n’écrit pas beaucoup à Houat, fis-je.

— Oh ! mais non ! Il n’y a que le recteur et le comte de Kéras.

— Qu’est-ce que c’est que ce monsieur-là ?

— Un homme qui a eu une haute position. Il l’a perdue. Il s’est retiré du monde. Le v’là là avec sa femme et sa fille…

— Et qu’est-ce qu’il fait, il pêche ?