Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/32

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C’est une salle aux fenêtres grillées d’où l’on voit la mer. Des tables et des bancs. Nous prenons chacun un bol de cidre. Une religieuse en cornette nous passe nos bols d’une pièce voisine, par une demi-porte.

— Oui, il y a cinq sœurs à Houat… Il y en a une qui tient la boutique, elle s’occupe de l’épicerie. Une autre qui fait la classe aux filles. Une, aussi, qui est très utile : elle est pharmacienne, c’est elle qui soigne le monde. C’est qu’ici on est loin des médecins ! Aller chercher le docteur à Quiberon, — et s’il n’y a pas de vent ?… On a bien le temps de passer. La pharmacienne, elle a des remèdes pour toutes les maladies…

J’examinais les murs de la cantine. Quelques affiches manuscrites les ornaient. L’une signée de Toussaint Leblanc. C’était le tarif des commissions pour le continent… Mon Toussaint, décidément, est un des principaux de l’île. Je m’en suis déjà rendu compte ;