Page:Montfort - Un cœur vierge.djvu/68

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touffes de plantes piquantes, pauvres, auxquelles il ne faut presque rien pour vivre. Le soleil me tape sur la tête, la réverbération me pique les yeux. Je croise quelques naturels. Ils me disent tous bonjour, cordialement. Ils vont pieds nus, vêtus juste d’une chemise et d’un pantalon. J’engage la conversation. Ils me suivent. Ils ont l’air inoccupé, frustes et hospitaliers cependant. Me voilà tournant dans l’île, me déplaçant péniblement dans le sable qui enfonce. Le village est disséminé. Il n’est pas rassemblé comme à Houat. Je vois un bâtiment carré : la mairie… une église, un sémaphore… tout cela s’ensable, le sable monte. Il n’y a pas de terrain stable. On cherche le roc.

L’aspect est plus pauvre qu’à Houat, moins administré, moins tenu. Le grand fort est en ruines. Ici ce n’est pas la commune qui l’a acheté, c’est un monsieur de Quiberon. Alors les Hoedicais le démolissent peu à peu, pierre